Paysages de biodiversité

La régulation des parasites des cultures intervient naturellement grâce notamment au rôle de réservoir biologique des haies. L’enherbement naturel, où le choix privilégié d’une mixité de plantes, paraît assurer un transfert plus abondant des organismes utiles à l'intérieur de la parcelle. Cette étude sur la dynamique des populations d’insectes et d’acariens ouvre une voie peu explorée jusqu’à présent. Ainsi, au-delà de l’aspect esthétique, les aménagements des terroirs (haies, bandes enherbées, gestion des talus, etc.) s’intègrent dans une stratégie optimale de protection du vignoble, tout en associant la notion de biodiversité.

Les haies enrichissent les écosystèmes viticoles par la richesse et la diversité de leur flore et de leur faune. Les différentes strates végétales (arbres, arbustes) sont peuplées de nombreux animaux unis par un ensemble de relations alimentaires. Ces végétaux sont source de nourriture (baies, feuilles...) pour les insectes et pour les oiseaux, ce qui les détourne des cultures avoisinantes. Les haies sont aussi des abris pour la nidification ou l'hibernation. Elles abritent de nombreux prédateurs, comme les rapaces, qui limitent la prolifération des animaux nuisibles dans les cultures environnantes. Les haies représentent également des obstacles à la circulation des eaux : elles favorisent l'infiltration et freinent le ruissellement des eaux en surface, responsable d'une érosion importante des sols. Les haies peuvent limiter les pollutions en réduisant le lessivage rapide des substances épandues et constituent de bons pièges à nitrates.